Après avoir vu l'exposition temporaire "L'Ecole de Paris - Collection Marek Roefler", j'ai continué dans l'autre aile, pour la collection permanente du Musée de Montmartre.
Le Musée a été créé en 1960 dans l'une des bâtisses les plus anciennes de la Butte, construite au 18e siècle : la Maison du Bel Air.
Entourée de jardins, elle fut le lieu de création de nombreux artistes tels qu’Auguste Renoir, Émile Bernard, Raoul Dufy, Charles Camoin, Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo.
Le musée fait revivrel’effervescence artistique de ses ateliers, et l’ambiance de ses célèbres cabarets, comme Le Chat Noir et Le Lapin Agile.
Cette présentation de divers chats sur un fond neutre renvoie aux nombreuses illustrations exécutées par Steinlen en 1884-1885 pour la revue Le Chat Noir.
Remarquable ensemble des débuts de la peinture de Steinlen et perdu pendant plus d'un siècle, il en subsiste aujourd'hui sept sections connues. Les chats occupent une place majeure dans l'œuvre de Steinlen. Dans ses illustrations, affiches, gravures, peintures et sculptures, l'artiste ne cesse de rendre hommage au félin et à sa personnification des traits humains. La maison de Steinlen à Montmartre, au 58 rue Caulaincourt, abritait tellement de chats qu'elle fut surnommée « Cat's Cottage ».
Célèbre caricaturiste du Second Empire et de la IIIe République, André Gill connut une enfance solitaire. Orphelin, il grandit avec un chat qu'il n'oublia jamais, lui consacrant deux poèmes (Le Chat et Le Chat botté) et deux tableaux, dont l'une des versions est présentée ici.
Botté et armé, ce félin incarne à la fois un souvenir intime et le héros rusé des contes de Perrault.
Le poème Le Chat botté fut mis en musique en 1884 par Georges Fragerolle, principal compositeur des Hydropathes et du Chat Noir. L'année suivante, Fragerolle et Émile Goudeau fondèrent un cabaret du même nom. Gill ne s'y rendit jamais : lors de son ouverture, il venait d'être interné en asile psychiatrique.
En 1875, André Gill doit peindre une enseigne pour le « Cabaret des Assassins » : ce sera un lapin avec casquette et écharpe, sautant d'une casserole avec sa bouteille de vin, devant un moulin et un couple qui s'enlace.
Tout Montmartre est là : on appellera bientôt le bar du nom de son enseigne, le «lapin à Gill», se changeant naturellement en « Lapin Agile ».
En 1903, le « père Frédé » en devient l'animateur. Avec sa barbe, sa pipe, sa guitare et son âne Lolo, il accueille sans façon la bohème montmartroise des Picasso, Valadon, Utrillo ou Poulbot.
Ce taxiphone était installé Au Rêve, café situé 89 rue Caulaincourt et fréquenté par de nombreux artistes.
Véritable témoin de la vie montmartroise, il fut utilisé par Jacques Brel, Marcel Aymé, Gen Paul, Georges Simenon, ou encore par Patrick Modiano et Claire Brétecher. En service jusqu'en 2008, il fut décroché des murs du Rêve en 2019.
Don de la famille Baillot en 1961, le comptoir date de la fin du 19e . En étain et bois, il est issu d'un estaminet de la rue de l'Abreuvoir
Emmuré durant la Seconde Guerre mondiale, il échappa aux Allemands qui récupérait le métal et le fondaient pour les besoins de leur armement.
Annoncé comme un « Cabaret Louis XIII, fondé par un Fumiste », le premier Chat Noir fut inauguré en novembre 1881. Il était situé au 84, boulevard Rochechouart, dans un ancien bureau de poste.
En rénovant le local, Salis suivit une pratique architecturale répandue à Paris, qui
consistait à s'inspirer de la France médiévale ou de la Renaissance rabelaisienne.
Le mobilier du Chat Noir, de style Louis XIII pseudo-gothique, témoignait de cette nostalgie pour la France rabelaisienne. Pour l'intérieur, Eugène Grasset dessina des lustres en fer ; Adolphe Wilette créa l'enseigne emblématique du cabaret : un chat noir sur un croissant de lune.
Le cabaret était assez petit. Ses deux pièces étroites, l'une derrière l'autre, ne
pouvaient recevoir qu'une trentaine de personnes. Peintres, écrivains etmusiciens étaient les habitués du lieu.
En janvier 1882, Salis lança la promotion audacieuse de son cabaret dans le journal Le Chat Noir : « Le Chat Noir est le cabaret le plus extraordinaire du monde. On y coudoie les hommes les plus illustres de Paris, qui s'y rencontrent avec des étrangers venus de tous les points du globe ... C'est le plus grand succès de l'époque ! Entrez !! Entrez !!! ».
François Trombert a ouvert le Cabaret des Quat'z'Arts au 62, boulevard de Clichy en décembre 1893. Dans la lignée de Salis au Chat Noir, Trombert publie à partir de 1897, la revue Les Quat'z'Arts.
C'est Abel Truchet, l'artiste en résidence du Quat'z'Arts, qui est en charge de la devanture du cabaret et de l'affiche. En 1900, le cabaret est décoré avec de grandes peintures sur bois de Faverot et Grün.
Cependant, le cabaret est surtout rempli des nombreuses caricatures de Léandre et Guirand de Scévola, les deux principaux illustrateurs de la revue du cabaret. C'est aussi là que se tiennent, sous la présidence d'Adolphe-Léon Willette, l'âme du Chat Noir, et aux côtés d'Auguste Roedel, les réunions préparatoires de la Promenade de la vache enragée ou « Vachalcade ».
Cette parade des artistes et Montmartrois est créée en réponse à la renaissance de la Promenade du Bœuf Gras, la même année. Elle connaîtra deux éditions successives, l'une en 1896, l'autre en 1897. Le cabaret inaugura en ses lieux « Le Mur » qui consistait en un panneau situé dans l'enceinte et ouvert à toutes formes d'expression graphiques : la liberté de ton y était totale.
Arrivé en 1899 à Paris, Raoul Dufy est élève de l'École nationale des Beaux-arts et suit les cours de Léon Bonnat. L'année suivante, il s'installe pour quelques mois au 12, rue Cortot où il partage un atelier avec son ami Othon Friesz rencontré au Havre, leur ville natale. Il reviendra s'établir durablement à Montmartre à partir de 1911.
Séduit par Luxe, Calme et Volupté de Matisse au Salon d'Automne en 1905 et marqué par les œuvres de Cézanne à partir de 1906, Dufy fait siennes la liberté créatrice et les couleurs fauves tout en maintenant l'importance du dessin, dissocié de la couleur.
Les Quatre Bois est un ensemble en bois gravé, tiré en 100 exemplaires
Maurice Utrillo, fils de Suzanne Valadon et de père inconnu, est reconnu en 1891 par Miquel Utrillo, peintre, critique d'art et ingénieur espagnol.
Autodidacte, il pratique la peinture sans aucun académisme. Il représente Montmartre, un monde sans visage, à travers des paysages urbains vides, souvent composés à partir de cartes postales, comme l'illustre Place Pigalle. Le blanc des immeubles, le bleu du ciel et la fontaine font de la place un lieu paisible. La touche domine la toile comme chez les impressionnistes ou encore Pissarro qu'Utrillo admirait tant.
Place Pigalle fait partie de la période blanche d'Utrillo, durant laquelle il mêle à ses couleurs du plâtre obtenu à partir du gypse des carrières de Montmartre. Celle-ci, la plus célèbre de son œuvre, se caractérise par des tons blancs et un espace vidé de toute présence, ne laissant aucun soupçon relatif aux tourments
du jeune peintre qui souffrait d'alcoolisme.
Le maquis, vaste terrain vague situé entre le Moulin de la Galette, la rue Caulaincourt, et le Lapin Agile, disparaît au profit de l'urbanisation de Montmartre dans les années 1910.
Utrillo rend ici un hommage à son ancien quartier, par la vivacité des couleurs et la précision de la composition. Le sujet est caractéristique des réflexions de l'artiste sur le pittoresque comme modalité d'expression de la modernité et de son identification personnelle à la décrépitude qu'il dépeint.
Installé avec ses parents instituteurs à Saint-Ouen, Poulbot publie son premier dessin à l'âge de seize ans dans la revue Le Pêle-Mêle. Il renonce aux Beaux- Arts, mais continue à collaborer avec diverses revues illustrées et se lie d'amitié avec Willette et Steinlen qui influencent sa formation.
En 1901, Poulbot s'installe définitivement à Montmartre. Il apprend la gravure avec Delâtre et jusqu'en 1905 acquiert une maîtrise des techniques graphiques, notamment de la lithographie.
L'artiste crée souvent des affiches destinées à la publicité ayant pour thème les enfants des milieux populaires, dénommés « Poulbots » depuis 1910. Il s'est par ailleurs engagé auprès des enfants défavorisés de Montmartre en y ouvrant un dispensaire avec son ami Willette.
Au 19e siècle, le music-hall apparaît avec des revues à grosse production dont certains établissements parisiens se font une spécialité. Il s'agit de spectacles de variété mêlant plusieurs arts
S'il est surtout connu pour ses bals, le Moulin Rouge donne aussi des représentations innovantes comme La Belle de New-York qui connaît un grand succès à la Belle Époque et préfigure les comédies musicales.
Ces spectacles révèlent parfois de nouvelles vedettes, comme Loïe Fuller qui assure la renommée des Folies Bergères et joue un rôle majeur dans l'émergence de la danse contemporaine. Icone d'une identité libre et muse des artistes, elle fascine par sa « danse serpentine » composée de mouvements sinueux accompagnés d'effets lumineux, où son corps disparaît sous son costume pour se transformer en formes abstraites et organiques évoquant fleurs, papillons ou flammes.
Yvette Guilbert commence sa carrière dans les cafés-concerts vers 1886, où elle interprète les textes de poètes montmartrois, notamment Jules Jouy ou Léon Xanrof. Elle se produit au Divan Japonais dès 1890, puis connaît la célébrité au Moulin Rouge à partir de 1891.
Pour affirmer son personnage, elle adopte un costume de scène minimaliste devenu iconique : une longue robe unie, verte l'hiver, blanche l'été, et des gants noirs remontant jusqu'aux coudes qui mettent en valeur sa silhouette et sa gestuelle.
Dans l'univers du café-concert, chaque artiste incarne un type vocal et visuel. Guilbert s'impose comme la grande « diseuse » : entre chant et scansion, la parole privilégie le texte, avec une gestuelle retenue mais expressive souvent centrée sur les mains, ainsi qu'un répertoire satirique ou réaliste. Particulièrement représentée par les artistes, dont Toulouse-Lautrec, elle compte parmi les premières vedettes des spectacles montmartrois.
Identifiée comme Henriette Franklin née en 1873, Gavrochinette resteencore une figure mal documentée. Sous ce pseudonyme, elle partagepourtant l'affiche avec les plus grandes vedettes de son temps, notamment Yvette Guilbert, au Moulin Rouge, aux Ambassadeurs ou à l'Eldorado.
Elle s'y distingue par l'incarnation de rôles masculins inspirés de Gavroche, ce jeune Parisien des quartiers populaires, espiègle et plein de malice, qu'elle interprète en costume d'homme. Son succès est tel que son personnage est imité et que ses chansons sont publiées.
Si le travestissement théâtral s'ancre dans une tradition ancienne, liée à l'interdiction faite aux femmes de se produire sur scène, Gavrochinette s'affranchit de ces codes et questionne les normes de genre. Dans ses performances, elle brouille les frontières assignées entre masculin et féminin et réinterroge les places attribuées dans la société.
Elle peut être considérée comme une précurseuse des drag kings et une figure annonciatrice des revendications politiques et sociales qui continuent de traverser cet art aujourd'hui.
Apparus dans les années 1830, les cafés-concerts et les cafés-
restaurants, leur parent proche, sont des lieux populaires où ouvriers,
artisans et commerçants peuvent boire, manger et fumer tout en
profitant d'un spectacle au ton grivois ou politique. L'âge d'or du
caf'conc', des années 1860 à la fin des années 1890, est due à plusieurs
facteurs, notamment la transformation urbaine de Paris dans
le contexte des travaux lancés par Haussmann, l'éclairage public
électrique et l'abolition des privilèges des théâtres qui limitaient
les types de performances autorisés. Ainsi, le spectacle se popularise et
professionnalise. Les artistes se produisent régulièrement sur une scène
dédiée, dans une salle ou dans un jardin, devant un public pouvant aller
jusqu'à 1 500 personnes. La rue devient l'antichambre du spectacle :
les façades éclairées des cafés sont décorées d'enseignes et d'affiches,
et leurs abords, élargis durant les chantiers d'urbanisation, sont animés
par la foule et les colporteurs. L'ancêtre du music-hall est né.
LOUIS ABEL-TRUCHET - Vue nocturne d'un boulevard parisien [Café-Restaurant de la Place Blanche], non daté
Au Lapin Agile, au Chat Noir ou à l'intérieur du cabaret des Quat'z'Arts, une ambiance particulière accueille les écrivains, peintres, chanteurs et artistes.
Les décors intérieurs des cabarets sont éclectiques, souvent chargés de toiles, de dessins humoristiques et d'objets en tout genre. S'y ajoute la cacophonie de chants, de musique, de bruits d'assiettes et de verres se mêlant à des discussions animées.
Portés par une volonté de s'opposer à l'ordre établi, les habitués des cabarets et leurs fondateurs revendiquent alors une vie de bohème haute en couleurs. Par ce pastel, Lubin de Beauvais donne corps à une muse carnavalesque qui semble présider cette assemblée, tandis que Willette, partenaire de Salis pour ledécor et la revue du Chat Noir, met en scène Pierrot, son alter ego mélancolique et marginal, qui tente de charmer une Colombine aux airs d'allégorie des plaisirs et de l'inspiration.
Dans ce tableau, Grün reprend un nombre de symboles fréquemment utilisés par
les artistes et la presse de Montmartre au 19e siècle.
Une fanfare descend la Butte, reconnaissable à ses moulins et au Sacré Cœur en construction. Le cortège rejoint un homme à la pipe dont les attributs (la couronne du roi des fous et la plume) l'identifient comme un cabaretier et un poète. A ses côtés une figure féminine, par sa nudité partielle, représente une femme réelle et s'oppose ainsi à l'allégorie ailée, à gauche.
En bas à droite, une grenouille assiste à ce spectacle et incarne la Rive gauche parisienne, où se situe l'École des Beaux-arts dont les principes académiques sont remis en cause par les artistes montmartrois.
L'événement montré questionne encore les spécialistes. Le lien du tableau avec le
cabaret des Quat'z'Arts, où il était accroché, est attesté par les sources. En 1893, ce cabaret est ouvert par François Trombert dans l'ancien local du cabaret de la Butte, dont la renaissance serait évoquée par les fleurs de cerisier à gauche.
L'œuvre pourrait également être rattachée à la pièce Montmartre-Express, jouée en 1892 au Divan Japonais, dans laquelle les décors du cabaret de la Butte réalisés par Louis Abel-Truchet étaient reconstitués. Ceci expliquerait ainsi le titre du tableau, en tant que célébration du peintre-décorateur, et correspondrait aux dates de publication de la revue La Butte (1887-1892), dont un numéro est tenu par la figure ailée. Signée deux fois par l'artiste, l'œuvre aurait pu être reprise lors de son installation définitive aux Quat'z'Arts.
Quoi qu'il en soit, Grün rend ici hommage à l'ambiance festive des cabarets et aux collaborations artistiques fructueuses qui y sont nées,
De la fin du 18e siècle jusqu'au 20e siècle, les marchands de coco, munis de leurs fontaines ambulantes en tôle peinte sur le dos et de quelques gobelets à la ceinture, vendaient dans la rue le coco, une boisson fraîche qui résultait de la macération de bâtons de réglisse dans de l'eau citronnée.
Le son de leurs clochettes accompagnant leur chant « À la fraîche ! À la fraîche ! » annonçait leur arrivée.
J'ai beaucoup aimé cette virée dans une époque foisonnante que j'aurais aimé connaître (du moins si je n'y avais pas été une pauvre lavandière condamnée à la misère ou à la prostitution).
Comme je suis tout près du Sacré-Coeur, je vais enfin le voir de plus près, d'autant qu'un panneau faisant partie de l'exposition temporaire "L'Ecole de Paris - Collection Marel Roefler" y est présenté.
J'ai été surprise par l'aspect byzantin des lieux, avec une grande quantité de mosaïques.
Je l'ai été tout autant par le nombre de fidèles en prière, en plus de la cohue des visiteurs. J'entre toujours dans les édifices religieux pour voir de jolies choses, en oubliant que pour certains la religion est toujours en vigueur.
Le panneau suivant est un prêt dans le cadre de l'exposition temporaire "L'Ecole de Paris - La Collection Marek Roefler" que j'ai montrée dans un article précédent.
Après m'être frayée un passage à travers l'esplanade bondée, j'ai opté de descendre avec le funiculaire pour repartir.
Le trajet a été trop court pour être spectaculaire mais ça m'a amusée quand même.
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