Jerez, située au sud de la péninsule Ibérique, fait partie de la vaste campagne qui forme la vallée du Guadalquivir. Ses terres sont plates, riches et idéales pour les céréales, les olives et les vignobles.
Depuis l'Antiquité, le vin, le blé, l'élevage de chevaux et la tauromachie ont constitué les piliers de son économie. Aujourd'hui, de nouvelles cultures industrielles comme la betterave sucrière, le tournesol et le coton, conjuguées à l'essor du tourisme et à la croissance de l'activité commerciale, ouvrent de nouvelles perspectives à l'économie de cette commune de près de 200 000 habitants.
Sur son vaste territoire de près de 1 410 kilomètres carrés, on trouve des traces de présence humaine remontant au Paléolithique.
Cependant Jerez, en tant qu'établissement urbain, ne peut être établie avec certitude qu'à partir de la période hispano-musulmane. Ce n'est qu'après les invasions des dynasties nord-africaines (Almoravides et Almohades) qu'elle s'est consolidée en ville.
Entre le 12e et le 13e siècles, Jerez, ville hispano-musulmane, connut une période de grand développement : construction intensive d’édifices civils et religieux et perfectionnement des remparts défensifs. Quatre portes reliaient la ville au monde extérieur. C’est le quartier médiéval originel que l’on appelle aujourd’hui la vieille ville.
Jerez fut intégrée à la Couronne de Castille en 1264 par le roi Alphonse X le Sage. La population musulmane denviron 7 000 habitants fut expulsée de la ville et de ses environs, et ses terres furent distribuées aux populations conquérantes venues des royaumes de Castille, de León, d'Aragon, de Navarre et du Portugal.
La ville demeura pratiquement intacte, sa population se reconstitua et les mosquées furent transformées en églises chrétiennes. Les années entre cette date et 1340 (la bataille de Salado) furent une période difficile pour les populations chrétiennes installées à la frontière des royaumes nasride et mérinide, destinations des anciens habitants musulmans de Jerez : ce furent des années de luttes de pouvoir.
En 1340, le roi Alphonse XI, victorieux des Mérinides, mit fin aux persécutions en Afrique du Nord et contraignit le royaume nasride de Grenade à se retirer de ses frontières, étendant ainsi le territoire de Jerez vers l'est et instaurant la paix et la sécurité dans la région. Cet événement allait s'avérer déterminant pour le développement économique, politique, social et culturel.
Au cours du 15e siècle, Jerez développa l’agriculture, le commerce, l’élevage et la production viticole. La ville s'étendit en créant de nouveaux quartiers.
À partir du 16e siècle, la conquête de Grenade et la découverte de l'Amérique marquèrent le début d'une période de grande prospérité. De nouvelles portes dans les remparts ouvrirent sur de nouveaux quartiers, l'ancien ruisseau des tanneurs fut canalisé et on construisit un nouvel hôtel de ville, des palais et des églises. À l'époque de Philippe II, Jerez compte environ 25 000 habitants et c’est l'une des villes les plus importantes de la péninsule ibérique.
Le déclin politique, économique et social de l'Espagne sous les derniers Habsbourg au 17e siècle frappa également Jerez. Ce fut une période de guerres étrangères, d'épidémies internes, de faillites impériales et d'effondrement de la monarchie. Seuls les arts connurent leur âge d'or.
Au 18e siècle, sous les Bourbons, Jerez connut un développement parallèle à la modernisation du pays. Dès la seconde moitié du siècle, son célèbre vin fut introduit dans une grande partie du monde, et les routes commerciales établies par l'Angleterre, alors puissance mondiale, devinrent la voie royale pour ses exportations.
Le xérès allait connaître au 19e siècle un essor remarquable. Les investissements économiques de la bourgeoisie de l'époque, conjugués à la libéralisation de l'élevage du vin, entraînèrent la construction de nombreux chais qui façonnent encore aujourd'hui la ville.
Au début du 20e siècle, Jerez lutta vaillamment contre la maladie qui ravagea les vignobles européens et provoqua une crise dans les villes presque exclusivement dépendantes du vin. Jerez se releva, replantant ses vignes avec des cépages américains, intégrant de nouveaux produits à son système agricole et diversifiant son industrie. La suite de son histoire est intimement liée à celle du pays : guerre civile, crise économique, autarcie, élan économique des années 1960 et instauration du système démocratique…
La ville abrite le « Circuito de Jerez » l'un des sites du Grand Prix de Moto annuel, et accueille également les essais de Formule 1.
Jerez est célèbre pour son vin (« sherry » pour les Anglais, « xérès » pour les Français), son école équestre et son flamenco.
C'est pour ce dernier que je viens en visite, à l'occasion du 30e Festival de Flamenco de Jerez.
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