Aujourd'hui, j'ai traversé la vieille ville vers le sud parce que je voulais voir... Gulliver.
J'ai entendu dire qu'il est dans le jardin de la Turia donc j'ai voulu assouvir ma curiosité, après avoir pris des forces avec un délicieux "chocolate con churros".
"Artemisia [Gentileschi] peint des super-héroïnes
et ses tableaux contiennent des histoires
pleines d'actions et d'émotions."
"Le travailleur indépendant, à sa porte, est terrifié,
quand le tigre du fisc lui saute dessus,
qui lui inflige sèchement des retenues à la source,
et dévore ses espoirs... la caisse est engloutie."
"Le Temple du Tribut
Parmi les vignes et le silence, se dresse un temple millénaire,
il ne réclame ni foi ni offrandes…seulement le tribut obligatoire.
Sur de vieilles pierres, il est écrit :« Si tu veux vivre, tu dois payer » ;
ni mantra ni prière…c’est le lourd tribut que tu dois accepter
pour que d’autres par fraude puissent s'engraisser."
"Le démon de la corruption
Tandis que le peuple est à terre, impuissant, et désespère,
le démon s'approche, déguisé en homme honnête.
Il s'empare des économies sans pitié et sans honte,
et pourtant, se fait passer pour un serviteur.
Ainsi, entre deux promesses et trahisons,
le peuple paie et garde le silence… cautionnant la corruption."
"Le percepteur, venu des enfers, pour tourmenter
les citoyens sous son gouvernement,
te désigne et attend, hautain,
Que tu payes l'extorsion.
Les contribuables, pris au piège,
voient leur argent perdu et gaspillé.
Qui sera le prochain à financer cette embrouille ?"
"Dans ces rebuts, ils ont mis toutes les peines
que nous endurons quotidiennement.
Afin que tout soit purifié, que le feu les brûle avec le reste".
"Sur un tambour de bois et une lyre bien accordée
le chef, avec sa baguette, donne le rythme à l'orchestre."
"La voisine au balcon représente les anti-fallas, ceux qui sont agacés par tout ce qui se passe sur les places et dans les rues. "
"L'odeur de friture, les pétards incontrôlés, les bouteilles qui traînent partout, les graffitis dans les rues, les saouleries collectives, des fallas [privatisées] derrière des clôture ou sous des tentes … Il y a aussi ces choses à brûler, prétendûment des fallas, qui sont admirées par les nostalgiques… et même par certains falleros".
J'arrive au parc où se trouve Gulliver. Il est situé à proximité de l'École universitaire de magistère Ausiàs March et des différents bâtiments de l'architecte Santiago Calatrava qui composent la Cité des Arts et des Sciences.
L'installation avait été commandée en 1986 à l'architecte Rafael Rivera et à l'artiste de Fallas Manolo Martín, sur un dessin de Sento Llobell, dans le cadre d'un accord entre la mairie de València qui a fourni le terrain, et le ministère régional de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme.
Elle mesure 70 mètres de haut, et on peut y accéder par des rampes, des toboggans, des escaliers. Elle représente le moment où Gulliver a été ligoté par les Lilliputiens, auxquels ressemblent les visiteurs.
J'ai fait le tour de la zone en cherchant vainement à avoir une vue complète
De fait, même à partir du pont qui surplombe le parc, on ne peut pas voir Gulliver dans son ensemble.
Après avoir demandé à un gardien du parc, il s'est avéré que c'est impossible, donc je mets plus bas l'image aérienne fournie par l'office du tourisme.
J'ai bien aimé le jeu de mots d'une publicité pour l'université, installée devant une bouche de métro :
"Nous sommes à un métro/un mètre de toi"
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