Scone a été pendant près de mille ans le lieu du couronnement des rois écossais. Les souverains devaient pour cela s'asseoir sur la Pierre du destin désormais conservée au musée de Perth et qui sert toujours au couronnement des souverains britanniques. C'est un site d'une immense importance historique.
Construit en grès rouge avec un toit crénelé, c'est l'un des plus beaux exemples du style gothique géorgien tardif au Royaume-Uni.
Scone était à l'origine le site d'une église paléochrétienne, puis d'un prieuré augustinien qui, au 12e siècle obtint le statut d'abbaye.
Après avoir survécu à la Réforme, l'abbaye devint en 1600 une seigneurie laïque.
En 1802, David William Murray, 3e comte de Mansfield chargea l'architecte William Atkinson d'agrandir le château tout en conservant les caractéristiques des bâtiments abbatiaux gothiques médiévaux sur lesquels il a été construit,
D'autres travaux furent menés en 1842 pour préparer le château à la visite de la reine Victoria et du prince Albert. La grande majorité de ce travail concerna la décoration intérieure et la fourniture d'eau courante, représentant un coût énorme pour le comte.
Depuis plus de 400 ans, le château est aujourd'hui encore la résidence familiale des comtes de Mansfield
Juste après avoir photographié l'entrée, j'ai été avisée par une gardienne que les photos sont interdites à l'intérieur. En conséquence, les images qui suivront proviennent du site officiel.
Malheureusement, il n'y en a pas de la fantastique collection de figurines blanches délicatement sculptées, hautes d'environ 35 cm et représentant des bergères mutines, des musiciens, de charmants satyres, des paysans...
Ce n'est qu'après-coup que j'ai eu un pincement au coeur en m'apercevant qu'elles n'étaient pas en albâtre mais en ivoire.
Je regardais une belle collection de vases laqués quand j'ai lu le cartel disant que c'était... du vernis Martin sur papier mâché !
Faisant partie à l'origine d'un ensemble de 120 pièces, les 70 pièces acquises au début du 19e siècle par le 4e comte sont conservées dans la galerie.
Le terme « vernis Martin » vient de la perfection d'un vernis à base de copal, mis au point par la famille Martin au début du 18e siècle.
Les pièces sont en papier mâché et ornées de montures en vermeil. Les 50 pièces restantes furent achetées par le tsar de Russie et conservées à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg jusqu'à leur disparition en 1917.
Vers la fin du 17e siècle, le coût élevé de la production de laque japonaise et la qualité moindre des laques chinoises avaient amené les Européens à vouloir s’approprier la maîtrise de cette matière.
L’étude de la laque conduisit ainsi d’habiles artisans, tant en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, qu’en France à retrouver cet aspect velouté et profond des productions orientales.
A Paris, de nombreux ateliers virent le jour faubourg Saint-Antoine à proximité des ébénistes-menuisiers, les liant ainsi au domaine du meuble.
Parmi les plus célèbres, on trouvait ceux des frères Martin dont la renommée associa le nom à leur technique, puis à l’ensemble des laques produites en France. Ces vernis, travaillés selon le même principe de couches superposées que la laque d’Extême Orient, n'avaient pourtant rien en commun avec celle-ci quant à la composition chimique. Leur recette est longtemps gardée secrète pour ce qui est de l'usage du copal.
L’iconographie s’éloigna peu à peu des scènes et paysages asiatiques pour intégrer l’art des peintres d’alors. Les œuvres de Greuze, Boucher, Oudry ou Vernet étaient les principales sources d’inspiration.
Le vernis Martin sublimait tout type de supports (bois, métal, papier mâché...) et s’appliquait à toutes les formes, de la bobine de fil au mobilier, des instruments de musique aux carosses.
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