L'objectif de mon voyage étant un aperçu de l'Ecosse et ses îles, je n'ai pas eu le loisir de flâner à Edimbourg, d'autant que le prix de l'hôtellerie est extravagant à la période que j'ai choisie pour assister au Royal Military Tattoo.
La vieille ville médiévale, en hauteur, a du charme mais comme elle est noyée par le nombre de visiteurs à cette époque, je ne m'y suis pas attardée.
La ville nouvelle, construite entre 1767 et 1890 sur la plaine au nord de la vieille ville est constituée d'immeubles de néo-classiques et de larges avenues qui ne m'ont pas séduites.
Je n'ai finalement donc vu que les principaux sites et je devrai probablement revenir, en même temps qu'à Glasgow, pour approfondir.
Pour le moment, quelques images saisies au gré des trajets.
Sur la façade ci-après, il y a curieusement un encrier et sa plume.
Rien n'indique qu'il s'agirait de la maison d'un écrivain ou d'un emplacement historique. Ma recherche en ligne n'a rien donné non plus, donc le mystère reste entier.
Devant le magasin des tailleurs Stewart Christie & Co, sur Queen Street, j'ai été intriguée par cette cabine téléphonique apparemment aménagée.
En m'approchant, j'y ai vu effectivement tout un décor et sur la porte verrouillée un code QR incitant à faire une donation pour les enfants.
J'ai donc bien sûr fait une recherche en ligne pour en connaître l'historique.
Il s'avère que British Telecom encourage les collectivités écossaises à s'approprier les anciennes cabines téléphoniques grâce au programme "Adoptez une cabine" pour seulement £1.
Plus de 5 000 communautés ont ainsi donné vie à ces cabines en y installant des défibrillateurs, des galeries d'art, des dépôts de livres, des banques alimentaires...
Depuis 2019, la cabine surnommée "Gilbert", aménagée par l'association Save the Children, est gérée par Stewart Christie & Co. Les visiteurs font un don à Save the Children en échange de la clé conservée chez les tailleurs. Ils peuvent ensuite entrer dans la cabine pour se photographier en tenue traditionnelle.
Et comme ma curiosité n'a pas de limite, je me suis demandée pourquoi cette cabine s'appelait Gilbert, ce qui m'a conduite à l'historique des célèbres cabines téléphoniques rouges britanniques.
Le premier kiosque téléphonique public standard, le Kiosque n°1 dit K1, a été introduit par la Poste du Royaume-Uni en 1921. Le K1, construit en béton, fut mal accueilli car le matériau n'était pas très solide. Certaines autorités locales ne l'autorisèrent qu'avec des modifications spécifiques, comme des toits de chaume, peut-être pour éviter les blessures graves en cas d'écroulement.
L'architecte Giles Gilbert Scott fut l'un des trois architectes invités par la Commission royale des beaux-arts à soumettre des projets de nouvelles cabines téléphoniques. L'invitation lui fut adressée au moment de sa nomination au conseil d'administration du musée dédié à l’architecte Sir John Soane.
Ainsi, son projet, de style classique, était-il surmonté d'un dôme rappelant le mausolée que Soane avait conçu pour lui-même.
Divers projets, alternant béton et fonte alternèrent. En 1932, le projet fut modifié pour inclure une boîte postale et deux distributeurs de timbres sous l’appellation K4. Des projets ultérieurs adaptèrent le même style général pour la production en série.
Le kiosque du Jubilé, inauguré pour le jubilé d'argent du roi George V en 1935 et connu sous le nom de « K6 », devint finalement un élément incontournable de presque toutes les villes et villages. Vous pouvez voir en image toutes les versions sur le site The Telephone Box. C'est très intéressant !
La statue de Sherlock Holmes, héros immortel de l'écrivain écossais Arthur Conan Doyle a été sculptée par Gerald Ogilvie Laing en 1990.
Je n'avais encore jamais vu ça : les abribus tournent le dos à la rue.
Je suppose que l'avantage est d'avoir une protection contre les éclaboussures, lors des (nombreux) jours de pluie, mais l'inconvénient est qu'on ne voit pas arriver les bus si l'on s'assied.
Édimbourg est le seul endroit en Écosse où le centre-ville regorge d'immenses parcs, interdits au grand public, et souvent même aux habitants du quartier.
À eux seuls, les jardins Regent, Royal et Carlton Terrace occupent près de 5 hectares au cœur de la ville.
Si la loi écossaise autorise la liberté de se promener, même sur des terrains privés, tout ce qui est qualifié de « jardin » est exempté de cette loi. C'est la raison pour laquelle tous les parcs privés sont délibérément étiquetés « jardins » afin d'en exclure le public. Il y a d'ailleurs une pétition Open Parks pour faire cesser l'interdiction.
Il y a parfois des panneaux sur les grilles indiquant où louer une clé, mais sans préciser sous quelles conditions.
La statue ci-après est celle du célèbre chien "Greyfriars Bobby" qui vécut à Édimbourg au 19e siècle.
Il a eu un destin particulier que vous pouvez lire ici sur Wikipedia et qui en a fait un symbole de fidélité pour les Écossais.
Le musée national d'Écosse s'articule en deux bâtiments, l'un d'époque victorienne et l'autre bâti en 1998.
Le bâtiment le plus récent présente l'histoire écossaise selon un agencement chronologique, de la préhistoire au début de la période médiévale au rez-de-chaussée, et les périodes ultérieures dans les étages.
La présentation est confuse mais il y a de belles pièces pictes, romaines et vikings.
Le bâtiment victorien comprend quatre zones couvrant l'histoire naturelle et les cultures du monde, avec des galeries sur le Pacifique Sud, l'Asie de l'Est et l'Égypte ancienne, l'art et le design européens, ainsi que la science et la technologie.
Au rez-de-chaussée, la galerie "Découvertes", montre des objets liés aux "Écossais remarquables dans les domaines de l'invention, de l'exploration et de l'aventure".
La Grande Galerie contient une variété de grands objets, avec une exposition permanente appelée "Fenêtre sur le monde" s'élevant sur quatre étages, présentant plus de 800 pièces représentatives de la collection.
L'espace est très beau mais c'est un dédale compliqué, avec un éclairage très chiche dans les salles. Les choix d'articles présentés sont décousus et l'impression générale est celle d'un échantillonnage à visée pédagogique.
J'ai fini par opter pour une promenade, les mains dans les poches, avec une pause très agréable à la cafeteria de la Gande galerie, à l'étage.
Avant de repartir, je suis montée sur le toit-terrasse qui surplombe la ville et comporte des sièges pour se reposer au soleil, mais le vent glacial m'a vite fait repartir.
La taverne Deacon Brodie porte le nom d'un brigand qui aurait été l'inspiration du Dr Jekyll/Mr Hyde dans le roman de Robert Louis Stevenson.
D'apparence respectable, Deacon Brodie était ébéniste, président d'une guilde de marchands et conseiller municipal de la ville d'Édimbourg. Il fréquentait la noblesse d'Édimbourg ; connut le poète Robert Burns et le peintre Sir Henry Raeburn.
Le jour, il réparait et fabriquait des meubles, y compris les mécanismes fermeture et les serrures.
Mais la nuit, Brodie se transformait en cambrioleur puisque son métier lui permettait de connaître les mesures de sécurité prises par ses clients. L'argent ainsi obtenu lui permettait de faire vivre cinq enfants et deux maîtresses, ainsi que de fréquenter les tables de jeu.
Il fut pris et pendu à la prison de Tolbooth. Ironie du sort, ce fut à une potence qu'il avait aidé à concevoir l'année précédente.
Il a pu servir d'inspiration à Robert Louis Stevenson pour écrire, en 1886, L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde : le père de Stevenson possédait des meubles fabriqués par Brodie.
Un peu partout dans la ville, des sonneurs de cornemuse font la manche, en jouant et en posant pour des photographies. Celui-ci est très bien équipé, avec un terminal de carte sans contact !
C'est la fin de mon périple et, si j'ai pu longuement apprécier les paysages sauvages des Highlands, il faudra que je revienne pour explorer Glasgow et Edimbourg plus à loisir.
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