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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Publié le 22 Septembre 2026 par Baronne Samedi in Expo temporaire, Venise

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Après la visite des Giardini, je poursuis avec le site de l'Arsenal. Une grande partie du complexe reste réservée à des fonctions militaires ou institutionnelles, mais il accueille des expositions lors de la Biennale. 

J'ai été déçue par l'accès au fin fond d'une très longue ruelle : je m'attendais à la façade monumentale, flanquée des fameux lions.  

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

L’installation Rose of Nothingness de l'Israélien Belu-Simion Fainaru s’inspire des poèmes de Paul Celan, notamment de l’image du lait noir, un liquide symbolique qui unit la vie et la mort, la matière et l’esprit.

De l’eau noire s’écoule goutte à goutte dans un bassin rectangulaire, créant un espace serein de vide encadré qui invite à la contemplation et à une présence prolongée. Le bassin évoque l’encre, symbole de l’écriture et de la mémoire, liant ainsi l’expérience artistique à la conscience collective.

L’installation de l’œuvre à Venise, ville où le Talmud fut imprimé pour la première fois, lui confère une résonance particulière.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Au cours des deux dernières décennies, Kemang Wa Lehulere s'est inspiré d'objets du quotidien et de références visuelles pour aborder une série de thèmes critiques. Parmi ceux-ci figurent l'oppression raciale, la violence, l'identité, la censure, la discrimination dans l'éducation et, plus généralement, la politique ainsi que les systèmes de contrôle et de représentation, en particulier en Afrique du Sud. Fort d’une formation en beaux-arts, théâtre, poésie et cinéma, il s’appuie sur une approche transmédia pour affirmer son style et ses convictions politiques à travers un récit expressif et ludique.

I bleach my words for your comfort est une bibliothèque allégorique. Elle abrite plus de sept cents pavés en argile tenant lieu de livres, peints en noir de tableau noir et disposés en rangées sur des étagères vertes.

Entremêlés parmi eux, des moulages en bronze et en résine représentent les lettres de l’alphabet de la langue des signes. L’ensemble met en lumière les bureaucraties de la censure et le cycle de violence qu’elles ont infligé à la production du savoir.

Wa Lehulere cherche à aborder le métarécit de l’histoire, sa tendance aux lacunes, à l’amnésie sélective, à la censure, à l’oubli et à la dépolitisation plutôt qu'à rectificationIl incarne une voix critique importante dans l’Afrique du Sud post-apartheid, prônant une nouvelle conscience historique dans l’art contemporain.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

L'installation photographique Sediment de Berni Searle se compose de 11 tirages qui constituent une image prise à la bibliothèque Jagger de l’Université de Cape Town après l’incendie dévastateur qui a endommagé une grande partie de la collection africaine.  

Au centre, comme un autel, se trouve la photographie d'une silhouette drapée d'or, qui est en fait l'artiste, lors d'une performance. 

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Le pavillon de l’Arabie saoudite présente l’œuvre de Dana Awartani intitulée May your tears never dry, you who weep over stones (Que vos larmes ne tarissent jamais, vous qui pleurez sur les pierres). Le titre s’inspire de la poésie arabe classique, où le fait de s’arrêter devant des ruines constitue un acte contemplatif actif, suscitant empathie et solidarité envers ceux qui entretiennent un lien avec le passé et veillent sur le patrimoine matériel.

Cette œuvre, la plus ambitieuse de l’artiste à ce jour, aborde la question du patrimoine culturel menacé. Portant sa pratique vers de nouveaux sommets de complexité, tant dans le processus collaboratif que dans la réalisation matérielle, elle est le fruit de recherches approfondies sur des lieux d’importance historique, matérielle et culturelle à travers le monde arabe, durement touchés ces dernières années par des conflits et des violences d’origine humaine.

L’installation occupe toute la surface au sol du pavillon et réunit des références aux mosaïques de Syrie, du Liban et de Palestine ; leurs motifs et traditions partagés témoignent de cultures communes s’étendant sur quelque trois millénaires. On chemine au sein de l’œuvre sur des sentiers de terre battue évoquant un site archéologique imaginaire pour découvrir des motifs géométriques, floraux et animaliers d’une finesse et d’une fragilité matérielle extraordinaires. Sans liant, les briques se fissureront en séchant, illustrant ainsi la perte potentielle d’histoires communes.

Ce travail sur la mosaïque, née en Mésopotamie et perpétuée à travers les époques grecque, romaine, byzantine et moderne, replace des histoires menacées dans un contexte contemporain. Il évoque un patrimoine collectif transcendant les frontières, apportant la preuve matérielle et culturelle que nos histoires sont bien plus interconnectées qu’on ne le pense souvent.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Réalisée grâce à près de 30 000 heures de travail artisanal, l’installation de Dana Awartani fait écho au concept de «nombreuses mains » propre aux grands ateliers d’artisanat, célébrant la co-création ainsi que la transmission de savoir-faire et de connaissances collectifs. 

La collaboration est également au cœur de la conception matérielle, environnementale et conceptuelle de l’œuvre. L’œuvre est née du contexte saoudien : travaillant dans un atelier situé dans les montagnes aux abords de Riyad, l'artiste a sélectionné quatre types d’argile provenant de différentes régions du Royaume et a collaboré avec des artisans locaux pour produire plus de 29 000 briques d’argile séchées au soleil. Les contributions de divers interlocuteurs, parmi lesquels Shumon Basar, Rachel Dedman, Uzma Rizvi, Amer Shomali, Dima Srouji et Sumayya Vally, ont enrichi la l’œuvre.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Représentant le Mexique, l'installation Actos invisibles para sostener el universo (Actes invisibles pour soutenir l'univers) est conçue comme une invocation où la mémoire ancestrale et diverses formes d’intelligence sont activées par la contemplation, au sein d’un temps rituel qui entremêle perspectives décoloniales, écologies relationnelles et cosmogonies autochtones, afro-mexicaines et rurales.

Une ligne de sel, tracée comme une virgula, symbole mésoaméricain des mots, trace le chemin et soutient des vases en forme d’oiseaux qui relient les Amériques. Le minéral absorbe l’humidité, se met à briller et érode lentement la céramique, signalant un temps partagé de pause et de transformation entre l’organisme et le territoire.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Le Maroc offre une installation magnifique. Amina Agueznay tisse des histoires, des gestes et des relations humaines pour créer des formes qui éveillent la mémoire et l’espace. Depuis plus de deux décennies, sa pratique s’inscrit dans un dialogue étroit avec le savoir vernaculaire marocain, ancré dans des collaborations durables avec des artisans et des communautés locales. Conçues comme des processus de transmission et de transformation, ses œuvres laissent s’exprimer les matériaux tout en entretenant un lien intime avec leurs lieux d’origine.

Asǝṭṭa, terme amazigh désignant le tissage rituel, est un acte sacré qui allie savoir-faire technique, prière et mémoire. Plus qu’un artisanat, il s’agit d’un rite féminin de création dans lequel la forme tissée est considérée comme un être vivant, accompagnée de rituels marquant ses cycles de devenir.  

Cette architecture suspendue ouvre une réflexion sur la notion d’âatba (seuil) : un espace ni intérieur ni extérieur, une zone de passage entre les mondes privés et publics, visibles et invisibles, où convergent geste, mémoire et rituel.

Dans chaque atelier marocain, la "l'guelssa" est un espace de repos. Des bandes de laine tressées alternent tissage plat et motifs de palmes noués, tandis que le seuil bascule de la verticale à l'horizontale, invitant à la pause.

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Les "mozones" sont ces paillettes argentées souvent intégrées aux tapis tissés pour leur capacité à capter la lumière et à produire un effet visuel scintillant.

Dans cette œuvre horizontale, Agueznay exploite les propriétés réfléchissantes de ces disques métalliques pour évoquer les eaux situées juste au-delà des murs, ou encore les lignes de rivage.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Pour Talisman, Agueznay intègre des éléments ancrés dans des rituels marocains  connus sous les noms de "herz-qwaddess" (tubes), "snassel" (chaînes) et "bwidat" (cocons) à un tapis "henbel" tissé classique.

Le recto (le manuscrit) se mue en territoire au verso, à mesure que l'artiste libère les talismans de la structure tissée. La palette puise sa source dans les murs mêmes de l'Arsenale : un échantillonnage des ocres rouges de la brique.

Venise - La Biennale Arte 2026 - ArsenaleVenise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

S'appuyant sur sa pratique architecturale fondée sur les lignes, les plans et les volumes, et utilisant le raphia et la laine, Âatba est une proposition spatiale pour la pratique artisanale.

Au-delà de sa réalisation, c'est une déclaration du tissage comme affirmation culturelle.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Le terme "rgem" désigne les motifs utilisés par les artisans de la région de Zemmour. En étroite collaboration avec les maîtres-tisserandes Zahra, Yamna et Naima, l'artiste revisite un motif maghrébin fréquemment employé dans les plafonds marocains : le triangle.

Cette géométrie angulaire se déploie aussi bien sur le plafond horizontal que sur les parois verticales, un lien tout en douceur entre le sol et le plafond.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale

Ces "gardiennes" s’inspirent d’une série de pièces en céramique réalisées dans les années 1960 par la mère de l’artiste, Malika Agueznay, et intégrées aux murs extérieurs de son atelier.

L’artiste réinterprète à travers le textile ces figures maternelles, initialement inspirées par les bijoux en argent amazighs et la symbolique féminine, célébrant ainsi le lien qui les unit.

Si le savoir-faire artisanal revêt une dimension talismanique, alors sa transmission constitue l’acte le plus protecteur qui soit.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Dans le pavillon irlandais, les tapisseries tuftées main d'Isabel Nolan brouillent les frontières entre l'immatériel et le réel.  Dreamshook  évoque cette sensation éprouvée au réveil, lorsque la réalité semble instable et étrange, ou que persistent un temps des perspectives séduisantes.

L'œuvre reflète l'intérêt de longue date de l'artiste pour ce besoin humain de trouver du sens et de structurer notre compréhension de l'univers. Nolan se tourne vers le Moyen Âge et le début de la Renaissance, des époques qui résonnent avec notre présent : une ère tumultueuse marquée par des bouleversements religieux et politiques, la peste, la guerre et la famine, mais aussi par des mutations culturelles et technologiques majeures.

Elle rend hommage à Aldo Manuzio (v. 1450–1515), imprimeur vénitien qui prônait le choix des mots plutôt que celui des armes, et dont la philosophie éditoriale ainsi que les livres au format portable ont révolutionné la lecture.

Ces œuvres tissent des liens avec l'humanisme, le christianisme et divers moments de crise, d'optimisme et de transformation. 

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Dans le pavillon indien, pour Permanent address, Sumakshi Singh utilise le fil pour  reconstituer en fil la maison familiale démolie du 33 Link Road, à New Delhi, où l'artiste a vécu des moments marquants de son enfance.

Ces structures semblables à de la dentelle transforment les murs, les gonds et la maçonnerie en contours spectraux, révélant une architecture de mémoire.

Ancrée dans la tradition des femmes de la famille se réunissant pour broder ensemble, l'œuvre réhabilite le travail domestique, le présentant comme un élément fondateur plutôt que comme un simple ornement.

Ce qui constituait autrefois un abri solide devient une apparition immatérielle, invitant les visiteurs à réfléchir à la perte et à s'interroger sur la signification du foyer lorsque sa forme physique a totalement disparu.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Combinant coton tissé à la main, acier et laque, Under the same sky de Ranjani Shettar est un jardin sculptural suspendu.

Il se déploie telle une composition lyrique mêlant formes, matières et mouvements, où des éléments  semblent flotter dans un équilibre délicat.

Inspirée par des formes organiques issues de paysages variés, son œuvre évoque une écologie à la fois fragile et résiliente, diversifiée, mais en harmonie.

L'impression est merveilleuse.

Venise - La Biennale Arte 2026 - Arsenale
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Une grue qui, somme toute, évoque une oeuvre d'art.

Une grue qui, somme toute, évoque une oeuvre d'art.

De son oeuvre Amalgam (Origin), Nick Cave, artiste de Chicage, a dit :  « Je pense au dicton "Qui se ressemble s’assemble"», ainsi qu’aux notions d’unité et à la manière dont nous pouvons nous rassembler pour ne faire qu’un.  Comme d’autres de mes œuvres, Amalgam (Origin) explore les façons d’orner le corps ; pour moi, il s’agissait d’évoquer la protection et une certaine forme de préservation de mon identité, tout en restant très vulnérable et sensible. »

En utilisant son propre corps ainsi que des moulages de fleurs, d’oiseaux et d’arbres, il suggère un monument qui n’est pas explicitement lié à un événement ou à une personne en particulier, mais qui est capable d’aborder des thématiques plus larges telles que les enjeux sociaux, la responsabilité et la résilience.

Les branches qui s’élèvent depuis les épaules de la figure ont été ramassés aux abords de la fonderie où l’œuvre a été réalisée ; s’y ajoutent quelques bûches importantes provenant d’un arbre abattu à « The School », un espace d’exposition de la galerie Jack Shainman dans l’État de New York.

Surnommés familièrement "Migration hub" (Plaque tournante de la migration) par Cave, les quelque 40 à 50 oiseaux nichés parmi les branches s’éloignent ostensiblement du réalisme pur : chacun repose sur un socle, révélant qu’il s’agit de figurines d’oiseaux 

« Enfant, c’est ce genre de bibelots que l’on trouvait dans le vaisselier ; je ne pouvais que les regarder et les admirer de loin »

Ce choix instaure également un jeu bienveillant entre « grand art » et art populaire, ainsi qu’entre les différentes hiérarchies de valeur : si ces figurines en porcelaine étaient autrefois prisées, elles sont aujourd’hui souvent délaissées, considérées comme l’incarnation même du kitsch.

Ludiques ces oiseaux apportent une touche de fantaisie et rendent visuellement plus accessibles les thèmes fondamentaux de l’œuvre.

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Le titre SimbiSiren tire son origine des "simbi", ces esprits gardiens des eaux douces issus de la cosmologie kongo, et régissant la frontière entre le monde des vivants et les profondeurs qui le sous-tendent. La sculpture de Wangechi Mutu célèbre le pouvoir vivifiant de l’eau ; une affirmation qui peut sembler anodine, à moins de considérer que l’œuvre est installée au bord d’une lagune, dans une ville qui perd peu à peu son bras de fer contre la mer.

Sur le plan formel, elle s’inscrit dans une lignée que l’artiste développe depuis des années : celle de créatures aquatiques fusionnant femme, animal et surnaturel. Ses membres palmés semblent drapés plutôt que figés dans une pose. Elle ne donne pas l’impression d’une figure trônant sur un piédestal, mais plutôt d’une entité qui se serait hissée hors de l’eau pour s’y installer.

Le ficus mugumo qui pousse devant est un arbre sacré dans la tradition kikuyu. ll a des racines aériennes qui descendent des branches pour rejoindre le sol , c'est donc une plante qui croît aussi bien vers le bas que vers le haut.

Associer cette caractéristique à un esprit des eaux donne naissance à une créature appartenant tout à la fois à la rivière et à la forêt ; une manière de refuser toute catégorisation unique, ce qui constitue précisément le moteur de la démarche artistique de Wangechi Mutu.

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Une installation monumentale de main est visible du quai mais sans cartel. J'ai demandé à une personne au poste de contrôle qui m'a dit que c'est une oeuvre de Lorenzo Quinn, installée plusieurs années auparavant. 

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Surmontant la difficulté d'un GPS fantaisiste et grâce à deux pilotes de navettes, je parviens à rallier mon hôtel, épuisée mais plutôt satisfaite de mes visites. 

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