J'ai commencé à trotter tôt le matin pour avoir le temps de profiter de l'ambiance et caser des expositions.
Certains personnages sont des caricatures ou des références politiques que je ne peux pas saisir, et pour souligner le propos il y a souvent des panneaux affichant des pamphlets ou des moqueries.
C'est en catalan valencien alors même si, en m'appuyant sur le français, l'espagnol et le latin, j'arrive à comprendre l'idée générale, je ne peux hélas pas tout saisir.
Cette installation fait un parallèle entre mensonge, maquillage et gouvernement, en déformant le nom de marques de cosmétiques et brocardant la fascination des apparences.
Elle dénonce l'usage abusif d'internet dès l'enfance, la corruption des influenceurs et la disparition des âmes pour satisfaire la vanité.
L'installation suivante m'a amusée car c'est une évocation des années 1990, avec au sommet l'oiseau Curro qui était l'emblème de l'Exposition Universelle de Séville.
Par chance, au moment où je sortais de l'expo Chema Madoz qui fait l'objet d'un autre article, j'ai trouvé une place en terrasse d'un succulent restaurant végétarien, la Tastaolletes, où j'ai siroté un vermut en attendant l'ouverture de la cuisine.
Bien requinquée, j'ai repris la balade entre ninot et expositions, jusqu'aux festivités du soir.
En passant par le pont San José, j'ai vu la statue de saint Joseph au pied de laquelle le 19 mars, jour de sa fête, des fleurs seront déposées en offrande.
J'ai visité la maison-musée de José Benlliure, dont je rendrai compte dans un autre article et après la promenade, j'ai eu besoin d'un grand café.
Toute contente, vers 16 h, j'ai attrapé la dernière place d'une terrasse bondée... pour m'entendre dire par le serveur que le café n'est plus servi après midi pendant les fallas !
D'après les vermut, sangria, bière etc. que j'ai vus aux autres tables, j'en ai déduit que les boissons alcooliques sont plus rentables pour les terrasses, mais il a quand même accepté de me servir une orange pressée.
J'ai oublié de lui demander ce qu'est la boisson "Agua de València" donc je devrai le découvrir une autre fois.
"La société actuelle souffre de l'immédiateté du changement constant dans tous ses aspects : social, culture, économie, éducation, politique, opinions, coutumes, loisirs, tendances… Ce phénomène, combiné au tourbillon de nos habitudes de vie où le temps semble manquer, nous empêche d'apprécier ce qui nous entoure, de savourer l'instant présent.
À cela s'ajoute un défaut majeur : nous en sommes conscients mais nous agissons sans chercher à changer la situation. Nous déambulons dans la rue sans prêter attention à ce qui nous entoure, tels des automates, allant et venant comme si de rien n'était.
Si quelqu'un ou quelque chose attire notre attention en perturbant notre routine, notre réaction peut être mauvaise C'est ainsi qu'est né notre projet pour cette année. Un personnage que l'on croise dans la rue, conçu pour capter notre attention, vous fixe du regard. Alors que vous croyez l'observer, c'est en réalité tout le contraire. Il observe tous vos comportements et analyse votre personnalité. Pourrez-vous vous arrêter un instant et apprécier la contemplation que nous vous proposons ? [...]
"Regardez qui a installé un étal de rue, déguisé en vendeur de châtaignes, avec un grand tablier, mais derrière la fumée des châtaignes, il cache une activité très particulière. C'est un agent immobilier habile, qui cible les gens désespérés cherchant une maison [...]
Il vous proposera des « offres exceptionnelles », et des prêts hypothécaires aussi longs qu'un sermon, et quand vous aurez signé quatre papiers, il vous aura déjà enfermé dans votre propre prison.
Alors méfiez-vous car tout ce qu'il vend n'est pas forcément bon marché, vous pouvez acheter une maison pour vivre, et finir par la payer… jusqu'à la retraite."
"Voici le président du club qui descend dans la rue pour jouer son rôle : il veut se rapprocher des supporters pour voir s'ils l'apprécient.
Il promet des stades, la gloire et l'avenir, tout en faisant sa « petite ruse » devant le peuple, mais beaucoup soupçonnent que les affaires le préoccupent plus que les sentiments.
Il parle de construire un stade flambant neuf, moderne, impressionnant et spectaculaire, mais derrière ce grand projet, il se cache peut-être beaucoup d'argent.
Et tandis que les supporters rêvent de victoires et d'un retour à l'âge d'or, certains pensent que dans ce jeu, celui qui gagne à coup sûr... c'est le vieux président."
L'atmosphère est sympathique et familiale, sans ivrognes ni personnes agressives.
Bien que la foule soit immense, la circulation est parfaitement canalisée par des barrières vauban le long des avenues de grand défilé.
C'est même TRES canalisé parce qu'à un moment, j'étais d'un côté de l'avenue et je voulais me rendre à l'hôtel de l'autre côté mais l'accès aux ruelles transversales était coupé.
Après avoir longuement marché pour chercher un accès, j'ai vu une queue : il s'avère qu'il y a des ouvertures périodiques par la police pour permettre une traversée, entre deux vagues de défilé.
Après m'être reposée et avoir picoré quelques tapas, j'ai suivi le mouvement pour aller voir le feu d'artifice mais sans rester jusqu'au bout car le bruit des tirs combinés à celui des pétards a eu raison de mes tympans.
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