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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Aïe, mes oreilles !

Publié le 22 Octobre 2017 par Baronne Samedi in Langage

Des personnes dotées de vrais neurones m'ont fait récemment part de leur profond agacement à entendre reprises, à tout propos, les mêmes expressions.

Par exemple, "pris en otage" ou "pagaille", sont répétés à l'envi jusqu'à les appliquer de manière dramatique à des événements tout au plus animés.

Pour ma part, je trouve irritant d'entendre  le verbe "arguer" prononcé "argger" au lieu de "ar-gu-er", y compris par des comédiens professionnels.

 

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Je suis aussi très perplexe quant à l'utilisation de "définitivement" qui est une douteuse mise en  français du "definitely" anglais.

En effet, si "definitely" signifie "de manière définie, sans ambiguité", notre "définitivement" signifie "pour toujours, à jamais".

Donc, en français, on dira "absolument", "décidément", "clairement", "résolument", "sans hésitation" ou toute expression adéquate dont le français ne manque pas.

Et vous ? Qu'est-ce qui vous mord les oreilles ?

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Baronne Samedi 23/10/2017 07:41

Heureusement, on peut puiser dans la littérature de quoi se faire plaisir pour compenser tout ça !

Forator 22/10/2017 23:49

Chère Baronne, vous me connaissez : tout m'exaspère !

Le fait que presque tous les écrivains et tous les journalistes ignorent que les prépositions « à » et « de » doivent être répétées lorsqu'il y a plusieurs compléments coordonnés (sauf dans quelques cas bien précis).

Le « ne » intempestif que les gens font apparaître après « avant que » et « sans que », alors qu'ils l'omettent systématiquement dans tous les cas où le « ne » est utile ou nécessaire.

La disparition des verbes consacrer, affecter, attribuer, consacrer… au profit du seul verbe dédier, dont le sens précis qu'il avait en français semble bel et bien perdu. Même phénomène avec le verbe initier.

Les désinences dites inclusives, que les gens instruits et les universitaires se hâtent d'adopter alors que nous vivons une époque où les femmes ne mettent plus jamais les participes passés au féminin, même lorsqu'elles parlent d'elles-mêmes (« Je me suis mis de côté », « Les hommes qui m'ont séduit », etc., etc.).

Pardonnez-moi d'avoir été si long… Et je n'ai pas parlé des temps et des modes : le subjonctif et le conditionnel intervertis ; le subjonctif substitué à l'indicatif dans des propositions où il se révèle aberrant, etc.