Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Les crocs du désir

Publié le 7 Octobre 2011 par Baronne Samedi in Lecture

Le vampire est en vogue mais curieusement la nouvelle version est somme toute impuissante. L'Amérique puritaine a pris le dessus sur la vieille Europe.

 

baiser robe rouge-copie-1J'ai longtemps fantasmé sur cet univers foisonnant, symbolique et, Ô combien érotique.  Quel homme ordinaire aurait pu  obtenir un tel abandon, sans le regard  hypnotique, l'indomptable volonté de possession ?  

 

Emprise mystérieuse, approche frémissante, fascination de l'inconnu...

 

Il faut bien admettre que la somptueuse imagerie victorienne, en littérature comme au cinéma, était pour beaucoup dans ma fascination. Le vampire était élégant et ses victimes frémissantes.


 

bandera 2Ce n'était pas une créature bestiale mais un être au désir jamais assouvi. Je le trouvais infiniment troublant. 

 

C'était du moins le cas pour Bela Lugosi ou Christopher Lee, car  Max Schreck n'était pas aussi attirant.

 

L'univers foisonnant d'Ann Rice a su rendre cette atmosphère riche, baroque, hors du temps, de tous les temps...

 

femme-vampire.jpgPeu à peu, la passivité qu'impliquait la situation de victime, même palpitante, ne me suffit plus.

 

Je voulais être celle qui détenait ce pouvoir fascinant sur les hommes. Hollywood ne s'y est pas trompé en créant justement la vamp, la mangeuse d'homme, la femme fatale.

 

Les femmes s'y identifiaient, les hommes pouvaient se laisser envoûter et goûter au charme de la passivité.

 

L'ennui, dans cette fascination du vampire, c'est que je suis végétarienne.

 

C'est bête, hein ?

 

Parce que le vampirisme,  ça implique plus qu'un baiser dans le cou. Il s'agit tout de même de cannibalisme et en y pensant bien, l'image est nettement moins glamour.  Disons-le tout  net, ça me fait penser  à  ça :


  viande

 

Je crois qu'il est grand temps que je fantasme sur toute autre chose. 

 

Il me faut un brûlant marchand de quatre-saisons, un homme de la terre, quelqu'un qui me fera mordre la vie à pleines dents, quelqu'un qui me couvrira de ce pour quoi j'aurai toujours les crocs :

 

Bouche-cerise.jpg

 

Je refuse de vivre éternellement sans pouvoir me livrer à des orgies de fruits et légumes.

 

Vous n'imaginez même pas tout ce qu'on peut en faire...

   

Commenter cet article

Bebop 19/11/2010 01:55


J'ai repéré une erreur de conjugaison, hi hi hi !


Baronne Samedi 19/11/2010 21:22



Merci Ô mon héros, de m'avoir permis de sauver l'honneur !  Qui croit encore que tous les djeunz ne savent plus lire ?