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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Venise - Musée Correr

Publié le 26 Septembre 2026 par Baronne Samedi in Musée, Musée d'histoire, Musée des Beaux-Arts, Venise

Le musée Correr est le musée municipal de Venise, en Italie. Situé sur la place Saint Marc, face à la basilique du même nom, il occupe une partie de l'aile Napoléon du palais royal de Venise, édifice également consacré aux bâtiments de l'administration appelés « procuraties ».

Le musée doit son nom à Teodoro Correr (1750-1830), un magnat descendant d'une des plus anciennes familles vénitiennes, qui a légué en 1830 sa collection d'œuvres d'art à la ville de Venise.  

Depuis 2008, le musée Correr fait partie de la fondation des musées civiques vénitiens, qui regroupe les onze établissements culturels propriétés de la commune de Venise. C'est le deuxième musée le plus fréquenté après le palais des Doges.

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée CorrerVenise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr

Dans la bibliothèque, avec l'installation Imperfect Lovers (2026), Julian Charrière se tourne vers la notion de durée en présentant des horloges mécaniques en suspension.

Soumis à la cristallisation et à l'accrétion minérale, ces mécanismes sont envahis par le sel, le carbonate de calcium, le cuivre, le chrome et les phosphates, faisant écho à des échelles de temps géologiques qui échappent au contrôle humain.

Loin de figer le temps, ces objets deviennent des lieux où il s'accumule, tissant un lien avec les spirales infinies visibles au début de l'exposition. Alors que le rythme mécanique cède la place à la durée géologique, les horloges portent les stigmates de la pression, de l'accrétion et de la transformation ; elles suggèrent que le temps ne se mesure pas seulement, mais qu'il s'incarne, la Terre affirmant sa force d'action lente et continue sur tous les systèmes conçus pour le contenir.

Au-delà du concept, le résultat est très séduisant. 

Venise - Musée Correr
Venise - Musée CorrerVenise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée CorrerVenise - Musée Correr

La plus haute des figures institutionnelles de la République de Venise (697-1797), était le doge, reconnaissable à sa coiffe à corne (corno dogale). 

 

Corno dogale - 18e s.

Corno dogale - 18e s.

Le Bucintoro était un grand navire de parade qui, au cours des siècles, fut construit dans différentes versions.

Il transportait le doge dans les occasions et les rites solennels, comme Mariage entre Venise et la mer, pendant de la fête de l'Ascension. En cette occasion, au plus près de l'embouchure de la lagune, à hauteur de San Nicolò del Lido, le doge jetait dans les flots une bague d'or.

Maquette du Bucintoro de 1728 - Imperio Beraldo, 1999
Maquette du Bucintoro de 1728 - Imperio Beraldo, 1999

Maquette du Bucintoro de 1728 - Imperio Beraldo, 1999

Le doge Antonio Venier - Jacobello dalle Masegne, c.1382-1400

Le doge Antonio Venier - Jacobello dalle Masegne, c.1382-1400

L’élection du doge était un rituel raffiné, secret et extraordinairement complexe, conçu pour éviter la corruption, le favoritisme et les influences extérieures, d'autant que même les candidats ne savaient pas qu'ils pourraient être désignés. Pendant des siècles, le système électoral vénitien fut considéré comme l’un des plus sophistiqués au monde.

Le doge était choisi par le Grand Conseil, composé de membres des familles nobles vénitiennes. par système en neuf étapes, une alternance de tirages au sort et de votes, formant un maillage serré de contrôle mutuel. Le processus débutait avec 30 électeurs tirés au sort, puis réduits et revotés à plusieurs reprises, jusqu’à obtenir les 41 électeurs finaux chargés de désigner le nouveau doge.

Urne de vote - 16e s.

Urne de vote - 16e s.

Venise - Musée Correr

Le vote était secret, chaque votant déposant un jeton (bolleto) dans une urne. Les votes étaient comptés par le ballottino à l'aide d'une manina (petite main), empêchant l'empalmage.

Ce bolletino était le premier garçon de moins de quinze ans aperçu sortant de la messe à la basilique Saint-Marc, par un fonctionnaire envoyé spécialement à cette fin. Le jeune restait ensuite aux côtés du doge pendant toute la durée de son mandat et était chargé de compter les votes au sein du Grand Conseil.

Venise - Musée Correr
Processione dogale in Piazza San Marco - Cesare Vecellio, fin 16e

Processione dogale in Piazza San Marco - Cesare Vecellio, fin 16e

Portulan : carte nautique de la mer Méditerranée - Jaume Olives, 1566

Portulan : carte nautique de la mer Méditerranée - Jaume Olives, 1566

Venise - Musée Correr
Fanal de la galère amirale de  Girolamo Maria Balbi - 18e s.
Fanal de la galère amirale de  Girolamo Maria Balbi - 18e s.

Fanal de la galère amirale de Girolamo Maria Balbi - 18e s.

Maquettes de grandes galères du 18e s.
Maquettes de grandes galères du 18e s.

Maquettes de grandes galères du 18e s.

Maquette de gondole à "felze" (habitacle) - Antonio Casal et Giuseppe Casal, av. 1884

Maquette de gondole à "felze" (habitacle) - Antonio Casal et Giuseppe Casal, av. 1884

Maquette du Palazzo Venier dei Leoni - Lorenzo Boschetti (architect) et Domenico Rizzi (artisan) - 18e s.
Maquette du Palazzo Venier dei Leoni - Lorenzo Boschetti (architect) et Domenico Rizzi (artisan) - 18e s.

Maquette du Palazzo Venier dei Leoni - Lorenzo Boschetti (architect) et Domenico Rizzi (artisan) - 18e s.

Tenue militaire en cuir de buffle de Francesco Morosini - 17e s. Tenue militaire en cuir de buffle de Francesco Morosini - 17e s.

Tenue militaire en cuir de buffle de Francesco Morosini - 17e s.

Globe terrestre en bois et papier mâché - Livio Sanudo, c. 1574

Globe terrestre en bois et papier mâché - Livio Sanudo, c. 1574

Boucliers - Artisans italien et ottomans, 17e s.

Boucliers - Artisans italien et ottomans, 17e s.

Léda et le cygne - Réplique romaine d'un original, peut-être de l'école attique, du Ier s. av. JC.

Léda et le cygne - Réplique romaine d'un original, peut-être de l'école attique, du Ier s. av. JC.

Tête de satyre -  Copie d'époque romaine impériale d'un modèle hellénistique du IIe s. av. JC.

Tête de satyre - Copie d'époque romaine impériale d'un modèle hellénistique du IIe s. av. JC.

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Eros montant une corde sur son arc - Copie romaine (Ier s. après JC) d'après un original lysippéen de 335 av. JC.

Eros montant une corde sur son arc - Copie romaine (Ier s. après JC) d'après un original lysippéen de 335 av. JC.

Buste de femme - Copie romaine du IIe s. av. JC d'u original du Ve s. av. JC.

Buste de femme - Copie romaine du IIe s. av. JC d'u original du Ve s. av. JC.

Venise - Musée Correr

Fondée grâce à la donation du cardinal Bessarion en 1468 et conçue par Sansovino, la bibliothèque Marciana incarne l'idée du savoir comme un organisme vivant, ouvert à la révision et à l'oubli.

Dans le cadre de la Biennale Arte 2026, des artistes interviennent avec des œuvres in situ qui ne se contentent pas d'illustrer ce patrimoine, mais l'interrogent activement, transformant l'espace en un champ dynamique où la mémoire et le savoir continuent d'être redéfinis.

Dans le Salon Sansovino, Lara Favaretto présente le septième et dernier chapitre de Momentary Monument - The Library. Le projet se déploie à travers un dialogue avec les bibliothèques d'universités et d'institutions nationales, d'académies et de collections privées. Ces dernières ont contribué en faisant don d'ouvrages soumis ensuite à un processus d'inventaire et de sélection : un examen approfondi visant à restituer la pluralité des pratiques liées au savoir ainsi que leur substance documentaire. La sélection est présentée sur une étagère monolithique, conçue comme un dispositif d'exposition, invitant le public à consulter les livres.   

En interagissant tant avec l'institution qu'avec l'espace, Favaretto interroge le savoir à l'ère du numérique, créant une tension entre accès et expérience, mémoire et dispersion, visibilité et responsabilité partagée. 

Une des salles monumentales de la Biblioteca Marciana

Une des salles monumentales de la Biblioteca Marciana

Venise - Musée Correr

Dans le vestibule, Monia Ben Hamouda présente *Fragments of Fire Worship*, une installation composée de deux sculptures au néon. Ces signes lumineux, indéchiffrables et fragmentaires, évoquent une forme d'écriture ayant perdu sa fonction communicative pour devenir geste, trace ou cicatrice.

Fille d'un calligraphe islamique, Ben Hamouda transforme son héritage en un alphabet impossible, où la lumière ne clarifie pas mais dissimule, évoquant le feu comme une force à la fois de révélation et de destruction. À travers un exercice de désobéissance formelle, le néon introduit une vision du savoir en perpétuelle métamorphose.

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Plafond du grand escalier (accès clos)

Plafond du grand escalier (accès clos)

Venise - Musée Correr

La superbe mappemonde qui suit est considérée comme l'un des grands monuments de la cartographie de la fin du Moyen Âge. Réalisée à Venise, au sein du monastère camaldule de San Michele in Isola, l'œuvre représente le monde connu avant la découverte de l'Amérique, entièrement entouré par les mers. Elle est orientée vers le sud et présente les huit vents le long de sa circonférence.

Fra Mauro se distingue de la tradition cartographique antérieure tant par la variété que par l'extraordinaire synthèse des multiples sources qu'il a exploitées : cartographiques, historiques et littéraires, ainsi que des témoignages oraux.

La surface est ornée de centaines d'images et de quelque trois mille inscriptions en vénitien vernaculaire, contenant des informations, des observations et des commentaires de l'auteur qui témoignent de sa connaissance approfondie des écrits d'auteurs classiques, du bas-empire latin et du Moyen Âge.

Aux quatre angles du cadre figurent des représentations cosmologiques et des annotations, ainsi qu'une illustration du Paradis terrestre réalisée par Leonardo Bellini.

Mappemonde de Fra Mauro, vers 1450-1460 –  196 x 193 cm

Mappemonde de Fra Mauro, vers 1450-1460 – 196 x 193 cm

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
Eurydice ramenée aux Enfers par Pluton / Orphée jouant des animaux / Orphée tué par les Bacchantes - Nicolà da Urbino, 1515

Eurydice ramenée aux Enfers par Pluton / Orphée jouant des animaux / Orphée tué par les Bacchantes - Nicolà da Urbino, 1515

Encrier en bronze - 16e s.

Encrier en bronze - 16e s.

Jupiter - Attribué à Sansovino - 1550-1570 / Vénus - Girolamo Campagna - Début 17e s.

Jupiter - Attribué à Sansovino - 1550-1570 / Vénus - Girolamo Campagna - Début 17e s.

Venise - Musée Correr

Le coffret-reliquaire de la bienheureuse Giuliana est le seul artefact médiéval de ce type à nous être parvenu intact.

Giuliana naquit à Collalto en 1186.  En 1222, elle fonda un monastère sur l’île de Spinalonga, l’actuelle Giudecca, où  fut inhumée en 1262.

Lorsque son corps fut découvert intact près de trente ans après sa mort,  les religieuses décidèrent d’exposer sa dépouille aux fidèles 

Les saints patrons du monastère sont représentés à l’intérieur du couvercle, saint Blaise et saint Catald, avec la religieuse agenouillée en prière à droite. Les motifs décoratifs au dos sont les plus anciens et remontent à la fin du 13e siècle, tandis que les cinq scènes de la vie de la bienheureuse Giuliana sur le devant du sarcophage ont été ajoutées plus tard, à l'époque baroque.

Giuliana fut béatifiée en 1743 et son corps est toujours vénéré sur la Giudecca, dans l'église Sainte-Euphémie.

Coffre-reliquaire de sainte Giuliana de Collalto vers 1290-1300
Coffre-reliquaire de sainte Giuliana de Collalto vers 1290-1300

Coffre-reliquaire de sainte Giuliana de Collalto vers 1290-1300

San Ermagora e san Fortunato - Matteo Giovanetti, 1345-1350

San Ermagora e san Fortunato - Matteo Giovanetti, 1345-1350

Santi Basilio, Giacomo Maggiore, Nicola da Bari e il profeta Daniele - Maestro della Dormitio Virginis di Murano, 1360-1370

Santi Basilio, Giacomo Maggiore, Nicola da Bari e il profeta Daniele - Maestro della Dormitio Virginis di Murano, 1360-1370

Madonna col Bambino in trono - Stefano Veneziano - 1369

Madonna col Bambino in trono - Stefano Veneziano - 1369

San Cristoforo -  Stefano Veneziano, 1385

San Cristoforo - Stefano Veneziano, 1385

Angeli musicanti - Peintre vénitien de style gothique international, 1420-1430

Angeli musicanti - Peintre vénitien de style gothique international, 1420-1430

Madonna in trono con il Bambino, san Giovanni Battista e un devoto - Dujam Vušković, 1420-1430

Madonna in trono con il Bambino, san Giovanni Battista e un devoto - Dujam Vušković, 1420-1430

Panneaux de coffre nuptial Il viaggio di Alatiel / Banchetto nuziale (Boccaccio, Decameron ?) - Apollonio di Giovanni, 1460-1465

Panneaux de coffre nuptial Il viaggio di Alatiel / Banchetto nuziale (Boccaccio, Decameron ?) - Apollonio di Giovanni, 1460-1465

Pietà - Cosmè Tura, 1460

Pietà - Cosmè Tura, 1460

Vision de l'enfer - Peintre néerlandais, 1510-1525

Vision de l'enfer - Peintre néerlandais, 1510-1525

Ritratto di giovane santo laureato (san Fortunato?) - Giovanni Bellini et atelier, 1475-1480

Ritratto di giovane santo laureato (san Fortunato?) - Giovanni Bellini et atelier, 1475-1480

Madonna con il Bambino - Giovanni Bellini, c. 1470

Madonna con il Bambino - Giovanni Bellini, c. 1470

Adorazione dei Magi con donatore - Sculpteur vénitien, fin 16e s.

Adorazione dei Magi con donatore - Sculpteur vénitien, fin 16e s.

La sunamite Abisag con le compagne al bagno e re Davide - Teodoro Poulakis, 1650-1660

La sunamite Abisag con le compagne al bagno e re Davide - Teodoro Poulakis, 1650-1660

Ultima cena - Peintre crétois-vénitien, 1565-1575

Ultima cena - Peintre crétois-vénitien, 1565-1575

Le Nozze di Cana - Michele Damaskinos (attr.), 1575-1580

Le Nozze di Cana - Michele Damaskinos (attr.), 1575-1580

Coppa con Busto di giovinetta - Atelier d'Urbino ou Casteldurante, 1525 -1530

Coppa con Busto di giovinetta - Atelier d'Urbino ou Casteldurante, 1525 -1530

Coppa con Alda la bella e galante - Atelier d'Urbino ou Casteldurante, 1525 -1530

Coppa con Alda la bella e galante - Atelier d'Urbino ou Casteldurante, 1525 -1530

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr

Le jeu des Forze d'Ercole (Travaux d'Hercule) était très attendu durant le carnaval de Venise. Bien qu'il soit probablement apparu dès le 13e siècle, il ne devint célèbre qu'en 1705, lorsque le Conseil des Dix interdit les «guerres de poings» qui se déroulaient sur les ponts sans parapets de la ville.

Le public incluait le doge et de hauts dignitaires.  

Lors des festivités du jeudi précédant le Carême, les deux factions rivales de Venise, les Castellani (bonnets rouges) et les Nicolotti (bonnets noirs), s'affrontaient dans cette prouesse complexe d'équilibre acrobatique.

Les Castellani et les Nicolotti n'ont jamais constitué de factions politiques. Leurs noms provenaient des quartiers qu'ils occupaient dans la ville : les Castellani occupaient les îles Castello, à l'extrémité orientale de la ville ; les Nicolotti, quant à eux, étaient concentrés sur l'île San Nicolò, s'étendant jusqu'au Rialto, une grande partie du canal les séparant.

La République exacerbait la rivalité entre ces deux factions, qui étaient plutôt rivales qu'ennemies. Les Castellani représentaient particulièrement l'aristocratie, car les habitants de leur quartier étaient des fonctionnaires et des dignitaires de l'État. Les Nicolotti, en revanche, formaient le parti démocratique, et leurs rangs comprenaient des officiers subalternes, des pêcheurs et des mousses.

Les participants devaient  former des pyramides humaines. Il fallait dix à douze hommes à la base pour constituer la saorna (lest), ces derniers se soutenant mutuellement à l'aide de planches de bois.

Les autres groupes grimpaient ensuite sur eux pour former ce que l'on appelait les banchetti. Au sommet prenait place un jeune garçon, le cimiereto, qui exécutait des acrobaties. 

Le jeu avait lieu soit sur la Piazzetta, en prenant appui sur des tonneaux, soit sur les eaux du Grand Canal, où l'équipe devait garder l'équilibre en se répartissant sur plusieurs bateaux, comme le montre la maquette en bois exposée ici.

Pyramide des Castellani - Peintre vénitien, 1717

Pyramide des Castellani - Peintre vénitien, 1717

Maquette de pyramide -  Sculpteur sur bois vénitien, 1806

Maquette de pyramide - Sculpteur sur bois vénitien, 1806

Commission du doge Pasquale Cicogna à Marco Antonio Venier, élu duc de Candia - Relieur vénitien, 1594-95

Commission du doge Pasquale Cicogna à Marco Antonio Venier, élu duc de Candia - Relieur vénitien, 1594-95

Diplôme de l'Université de Padoue décerné à Giovanni Paolo Gardin - Relieur vénitien, 1637

Diplôme de l'Université de Padoue décerné à Giovanni Paolo Gardin - Relieur vénitien, 1637

Allégorie de Venise avec le lion de Saint-Marc et les armoiries de la famille Carminati - Artisans vénitiens, 1716

Allégorie de Venise avec le lion de Saint-Marc et les armoiries de la famille Carminati - Artisans vénitiens, 1716

Atelier Salviati - 1866-1872

Atelier Salviati - 1866-1872

Atelier de Murano - 18e s.

Atelier de Murano - 18e s.

Atelier de Murano - c. 1700

Atelier de Murano - c. 1700

Textiles vénitiens - 16e-19e s.
Textiles vénitiens - 16e-19e s.
Textiles vénitiens - 16e-19e s.

Textiles vénitiens - 16e-19e s.

Boîte à perruque en bois et papier mâché - Artisans vénitiens, 18e s.

Boîte à perruque en bois et papier mâché - Artisans vénitiens, 18e s.

Couverts en or, argent et cristal de roche  - Artisans vénitiens, 16e s.

Couverts en or, argent et cristal de roche - Artisans vénitiens, 16e s.

Les calcagnetti (chopines) étaient des chaussures à plateforme très haute, généralement en cuir, mais aussi en peau de vache ou en liège, portées principalement par les femmes de la noblesse.

Bien qu'ils puissent aujourd'hui passer pour une extravagance, ces souliers avaient au 17e siècle une fonction précise : surélever celle qui les portait pour la protéger de l'humidité et de la boue qui envahissaient les ruelles de Venise.  

Ils devinrent rapidement un symbole de richesse. Les femmes de la haute bourgeoisie commencèrent à porter des modèles toujours plus hauts, richement décorés. Le revêtement extérieur servait d'ailleurs à afficher le rang social : plus la plateforme était haute, plus la quantité de tissu nécessaire pour la recouvrir était importante.

Certains modèles atteignaient des hauteurs vertigineuses, jusqu'à 60 centimètres. On raconte que les dames avaient besoin d'aide pour chausser les modèles les plus hauts ; il n'était pas rare de les voir se déplacer accompagnées de servantes qui les soutenaient, pour éviter une chute.  

Il arrivait que certains hommes issus de la haute société ou de riches marchands participent eux aussi à cette mode extravagante. Toutefois, le véritable spectacle  consistait à observer les nobles Vénitiennes arpenter les rues et les ponts chaussées de ces souliers, offrant souvent une véritable performance qui ne passait pas inaperçue.

Le bois, souvent du hêtre ou du noyer, deux essences robustes et faciles à travailler, constituait le matériau principal de la structure surélevée. Une fois sculpté pour obtenir la forme souhaitée, le corps  était recouvert de cuir fin  et agrémenté de velours, de soie ou de broderies.

Un aspect intéressant des calcagnetti réside dans le fait que de nombreuses femmes, en plus des hommes, prenaient part à cette fabrication pour l'embellissements, tissant des motifs complexes et enrichissant les calcagnetti de détails précieux, notamment en nacre. Les pièces étaient parfois ornées de rubans ou de broderies reflétant les emblèmes familiaux ou rappelant les motifs décoratifs des robes. 

Malgré une interdiction pour des raisons de sécurité en 1430, la coutume perdura jusqu'aux années 1650.

Calcagnetti - 14e s. Calcagnetti - 14e s.

Calcagnetti - 14e s.

Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr

Le guéridon qui suit est spectactulaire. Il est en loupe d'acajou (Martin-Eloy Lignereux, 1801) et son plateau porte un décor en biscuit de porcelaine réalisé par la manufacture de Sèvres en 1792.

IL représente, dans le style Wedgwood, les épisodes de Télémaque dans l'île de Calypso; d'après Fénelon.

Venise - Musée Correr
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Venise - Musée Correr
Venise - Musée Correr
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Cabinet baroque utilisé par l'impératrice Sissi pour sa correspondance lors de ses séjours

Cabinet baroque utilisé par l'impératrice Sissi pour sa correspondance lors de ses séjours

Venise - Musée Correr
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Salle de bal
Salle de bal

Salle de bal

J'ai été déçue de ne pas pouvoir admirer sereinement les statues de Canova mais en raison de la Biennale Arte 2026, Julian Charrière avait installé des miroirs, vidéos et lumières stroboscopiques très pénibles à l'oeil.

C'est difficilement acceptable car, quand on est touriste, on n'a souvent qu'une seule occasion de visiter ce musée. 

Venise - Musée Correr
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Je suis repartie en suivant le portique de la place Saint-Marc dont le plafond est orné de suspensions. J'ignore si elles sont temporaires ou si elles sont installées à demeure. 

 

Venise - Musée Correr
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L
Magnifique. Je ne savais pas que les chopines s'appelaient calcagnetti en Italie. De véritables échasses ! Cela rappelle les cothurnes antiques.
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B
Oui, je connaissais le terme "chopines" mais pour des modèles moins hauts. Dans le doute, j'ai préféré garder le terme italien mais, à la réflexion, je vais l'ajouter dans l'article.