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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

La Nuit des Rois - Jean-Michel Rabeux

Publié le 21 Octobre 2012 par Baronne Samedi in Art et spectacles, Théâtre

C'est un grand plaisir que cette «Nuit des Rois» mise en scène par Jean-Michel Rabeux, d’après Shakespeare.

 

NuitdesroisMusique

 

Côté cour,  deux gradins accueillent une batterie, une guitare et un clavier.

Le tout est parfois rejoint par un violoncelle, une guimbarde, une clarinette ou un harmonica.

Au fil de la pièce, les comédiens s’y posent aussi, spectateurs de leurs compères ou musiciens du moment.

Le répertoire va de « Jailhouse Rock » à « I put a spell on you » en passant par un étonnant « Toxic » autrement plus grave que celui de Britney Spears. Corinne Cicolari, qui incarne également Curio, nous touche avec sa voix de rythm and blues, bien soutenue par la guitare électrique.

En fond de scène, un immense mur de tôle rouge mobile recèle une longue plateforme qui s’étire jusqu’au public, tour à tour estrade, falaise ou terrain de duel.

Par cette une nuit de carnaval, Rabeux s'en donne à coeur joie avec son cabaret déjanté.

 

Nuitdesrois.JPG

 

L’histoire, pourtant, commence mal : naufragés, Viola et son jumeau bastien échouent en des endroits différents de l’Illyrie

 

NuitdesroisEmotion .

 

Désespérée de la perte de son frère, Viola renonce à sa féminité et sous le nom de Cesario se met au service du Duc Orsino.

Par malheur, elle en tombe amoureuse alors qu’il l’envoie en son nom faire la cour à l’indifférente Olivia.

C’est alors que celle-ci s’entiche du joli messager dont elle ignore la vraie nature...

Confusion des sexes et peines d’amour perdues, l’intrigue déchirante est ponctuée d’épisodes cocasses impliquant un intendant en collant jaune, deux ivrognes invétérés, un fou très folle et une vierge tout autant... Tout s’emmêle en une farce qui oscille entre jubilation et mélancolie. Et quand parfois un personnage brise le quatrième mur, la connivence s’installe sans nuire à l’histoire

Le grand benêt qui à lui seul incarne notre perplexité dans tous ces faux-semblants est Sir Andrew, joué par un Gilles Ostrowsky énergique et dégingandé dont le visage se prête à toutes les grimaces.

 

Ostrowsky.jpg  


Le texte traduit par Rabeux est actualisé, parfois ponctué d’anglais, et si l’on y perd en lyrisme, on retrouve une verve élisabéthaine graveleuse qui donne à rire de bon coeur.

 


La Nuit des Rois - Théâtre de la Croix-Rousse - Octobre 2012
Mise en scène de Jean-Michel Rabeux, d’après Shakespeare

Photos (c) Ronan Thenanday
 
 

Commenter cet article

l'agnès masquée 21/10/2012 16:57

ta façon de le raconter donne trés envie de découvrir ce spectacle !

Baronne Samedi 21/10/2012 17:01



Je te souhaite qu'il passe dans ta région !