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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

¡ Y Olé ! - José Montalvo

Publié le 4 Décembre 2016 par Baronne Samedi in Art et spectacles, Danse

© Photo Patrick Berger

© Photo Patrick Berger

A la Maison de la Danse de Lyon, c'est dans un univers très personnel que nous a invités José Montalvo avec sa nouvelle création  avec  ¡ Y Olé ! 

Le chorégraphe aime visiblement le mélange des genre : il ouvre le spectacle  avec une création dans laquelle les rythmes complexes du Sacre du printemps accueillent des danseuses flamencas et des danseurs de hip-hop.

Le métissage est étrange mais l'exercice de style est réussi. Alors que les zapateados font résonner le sol, comme une expression de la terre, les danseurs surgissent en bondissant et pirouettant semblant viser le ciel. 

Tandis que le fond de scène souligne en images la chorégraphie, le dialogue qui s'installe est poétique, dynamique... et parfois lubrique en écho au ballet d'origine.

© Photo Patrick Berger

© Photo Patrick Berger

En seconde partie, Montalvo évoque son enfance dans le sud-ouest de la France où s'étaient installés ses parents, réfugiés politiques espagnols, sur un étrange pot-pourri de chants traditionnels a capella, de standards américains et de rythmes flamencos.

A la radio passait "Dream a little dream" ou "What a wonderful world" tandis que son père andalou chantait le poème de Miguel Hernández : "Andaluces de Jaén/ Aceituneros altivos  [...]". Grâce à sa mère, danseuse et chorégraphe qui lui faisait connaître la jubilation du mouvement, il peut garder de beaux souvenirs dans une époque troublée.

En  vidéo, la mer, et une barque qui d'abord transporte une figure solitaire puis se matérialise sur scène, pour que les interprètes s'y entassent, symbolisant les émigrants.

© Photo Patrick Berger

© Photo Patrick Berger

Les cantos et les palmas tiennent le haut du pavé, ponctués de castagnettes, et pourtant les breakdancers trouvent leur place, avec des glissés, des toupies et même une gestuelle empruntée au kung-fu.

C'est déconcertant, presque dérangeant, mais le tonnerre d'applaudissements qui a salué le final donne raison à l'audace de Montalvo.

Musique Igor Stravinsky, Carlos Eleta Almaran, Pedro Pena, Fabian André, Wilbur Schwandt

Chorégraphie, scénographie et conception video Jose Montalvo  Coordination artistique Melinda Muset-Cissé Lumières Vincent Paoli et Gilles Durand Collaborateurs artistiques à la  vidéeo Pascal Minet et Sylvain Decay  Infographie Sylvain Decay, Clio Cavagni, Michel Jaen Montalvo Son Pipo Gomes Costumes Rose-Marie Melka assisté de Didier Despin Réalisation des costumes Théâtre National de Chaillot

Avec Karim Ahansal dit Pepito, Rachid Aziki dit ZK Flash, Abdelkader Benabdallah dit Abdallah, Emeline Colonna/Natacha Balet (en alternance), Anne-Elisabeth Dubois, Serge Dupont Tsakap, Fran Espinosa, Samuel Florimond dit Magnum, Elizabeth Gahl, Rocío Garcia, Florent Gosserez dit Acrow, Rosa Herrador, Chika Nakayama, Lidia Reyes, Beatriz Santiago, Denis Sithade Ros dit Sitha.

Musique et chants Le Sacre du Printemps de Stravinski, la Zarzamora de Lola Flores, Dream a little dream of me de Fabian Andre et Wilbur Schwandt, What a wonderful world Bobe Thiele et George David Weiss, Chants Los Adios de Los Amigos de Gines, La Liebre de Pedro Peña Peña, Mañha do Carnaval de Luiz Bonfa et Antonio Maria (repris en espagnol), El emigranted de Juean Valderrama Blanca, chants populaires, tangos, fandangos de Huelva, tangos de Triana, Textes Andaluces de Jaen de Miguel Hernandez, Tanguillo de la Guapa de Cadiz de Lola Flores

A retrouver du 6 au 20 janvier 2017 à Paris, au Théâtre de Chaillot

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