Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Le costume surgi du passé

Publié le 3 Décembre 2014 par Baronne Samedi in Humeur, Lecture

On dit que  les cadavres ne portent pas de costard pourtant voici l'émouvante découverte qui a surgi de mon vieux polar acheté d'occasion :

Le costume surgi du passé

Qui était ce Monsieur Gombaud qui se faisait tailler un costume pour l'hiver ? Il ne devait pas être pauvre pour se faire habiller Boulevard Haussmann. 

Voici le n° 1, où se trouvait l'atelier, désormais occupé par une banque :

Le costume surgi du passé

Mais il ne devait pas être si riche, Monsieur Gombaud, puisqu'il avait demandé un paiement échelonné pour les 34 000 francs que coûtait le costume :

Le costume surgi du passé

On parle bien sûr ici d'anciens francs, Compte tenu de l'inflation, et des passages au nouveau franc puis à l'euro, le pouvoir d'achat de 34 000 F en1953 est celui d’environ 737 €.

 

Selon le même calcul, voici ce que gagnait un homme à l'époque :

Cadre supérieur :   2 414 €

Cadre moyen :       1 243 €

Employé :                  800 €

Ouvrier :                    608 €

 

Bref, le costume coûtait pratiquement un mois de salaire d'un employé.  Pour avoir un exemple de ce qu'il coûterait au minimum aujourd'hui, vous pouvez par exemple faire un tour sur le site de Monsieur

A part les considérations financières, à quoi pouvait ressembler le costume coupé par Claude, chez Haussmann Tailleur ?  Selon la mode du moment, à ceci :

Le costume surgi du passé

Grâce à cette fiche de tailleur, on sait que  Monsieur Gombaud avait un bon travail, aimait le bleu, les tissus souples et les polars.

Mais la fiche est restée en marque-page et peut-être Monsieur Gombaud n'a-t-il jamais pu endosser son costume neuf... 

Commenter cet article

Antranik 14/12/2014 20:04

En effet, c'est un souvenir d'une époque que j'ai bien connue, moi qui débutais dans ce métier (encore) florissant !
Je travaillais pour le plus grand tailleur de Grenoble et on mettait le nom du client cousu sur une étiquette dans la poche intérieure gauche.
Des années plus tard, par le hasard des choses, j'ai fait la connaissance d'un bon client qui est devenu le mien car entre temps, je m'étais établi à mon compte.
Et puis, l'évolution technique a changé ce métier qui est tombé en désuétude.
C'est bien souvent dans un livre, un placard où une poche de vêtement que surgissent les souvenirs...

Baronne Samedi 14/12/2014 22:21

C'est un beau métier qui mériterait de revenir. J'en ai par-dessus la tête de voir des gens fagotés comme des panneaux publicitaires. Le sur-mesure n'est pas si cher, quand on prend soin de ses vêtements et j'ai le bonheur d'avoir trouvé une bonne couturière qui réalise mes idées.

agnès 14/12/2014 17:29

Esprit es-tu là...

Baronne Samedi 14/12/2014 18:11

J'aime beaucoup faire des trouvailles dans les livres d'occasion. Il m'est arrivé de renvoyer une carte postale à quelqu'un qui a eu la gentillesse de m'en envoyer une très belle en remerciement.