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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Le Cabaret Brise-Jour

Publié le 5 Décembre 2014 par Baronne Samedi in Art et spectacles, Musique

Imaginez sept hommes, femmes et autre sur une estrade bondée d’instruments de musique dans un décor de bric-à-brac rétro ; regardez leurs voix, entendez leurs gestes et vous n’aurez qu’une vague idée de ce que ces diables de LODHO font surgir de leur boîte.

Dans une atmosphère déjantée, le répertoire noir de Kurt Weill s’anime en tranches de vie, les baisers dans le cou deviennent des trilles d’harmonica et une scie musicale nous transporte à la Havane.

Le Cabaret Brise-Jour

Ce Cabaret Brise-Jour nous apprend, de goualante en manifeste que si l’homme est bon, le veau est meilleur et qu’une pédale de machine à coudre reliée à une chaise bancale permet d’extraire d’une chanteuse un vibrato des plus réjouissants

Plutôt jazz, parfois fanfare et presque slam, la musique assortie d’ingénieux bruitages laisse une large place aux performances vocales.

La preuve en est ce chanteur efflanqué, entre Chopel et Turturro, dont la voix s’avère d’une puissance rocailleuse extraordinaire, ou les chanteuses qui passent de la douceur de la balade à la  gouaille dérangeante du cabaret.

Le Cabaret Brise-Jour

Le bord de scène du 3 décembre, organisé par le Théâtre de la Croix-Rousse, a donné quelques clés sur ce qui rend le spectacle fascinant : la volonté de donner à voir le travail de la voix, un travail collégial sur les inventions visuelles et sonores, le refus d’une approche psychologique et la mise en scène de sept solitudes dans un monde à part, pour ne pas donner dans le racolage du public.

La pari est réussi et l'on regrette que la tournée française soit déjà terminée, rendant la troupe à son Québec d’origine.

 

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