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Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

Dionysos chez les rajahs

Publié le 12 Octobre 2014 par Baronne Samedi in Lecture

Saviez-vous que si Dionysos s’est latté avec Poséidon pour les beaux yeux de Béroé, c’est parce qu’Aphrodite avait envie de falafels ? 

 

Et qu’avant de tourner dieu, il se l’est joué super-héros pour convertir l’Inde aux joies du pinard ?

 

Ce fut une sacrée croisade dont vous pourriez connaître les détails en vous farcissant  les classiques grecs dans le texte, d’Apollodorus à Ovide en passant par Homère et Nonnos de Panopolis...

 

OU...

 

... en vous jetant  sur le conte documentaire « Dionysos le Conquérant »  de  Louise Roullier, qui a eu la bonne idée de faire tout le boulot.

 

Dans une langue facétieuse ponctuée d’anachronismes burlesques, elle vous balance comment un type en robe jaune et souliers rouges,  perché sur un char attelé à des panthères (rien que ça...) se retrouve à aller dégommer du rajah.

 

Il l’a fait à  grand renfort de femmes nues, de satyres, de flore de combat et de coups de pouce olympiens parce que bon, y'avait du lourd en face.

 

Le récit épique livré par Louise Roullier nous est commenté en direct de bas de page par les dieux eux-mêmes et il n’est pas piqué des vers.

 

On y trouve des dieux, des satyres, des dryades, des centaures, des maharadjahs, des métamorphoses, un fantôme QUI PARLE EN MAJUSCULES et des déesses qui complotent.

 

En gros, ça nique et ça trucide à tour de bras... donc si vous êtes une chochotte, mieux vaut aller vous faire une camomille. 

 

Dionysos chez les rajahs

Comme dans le premier livre « Les Tribulations amoureuses de Poséidon », Louise Roullier nous offre un second texte, quittant  le mode truculent pour le récit poignant des amours de Dionysos et Ampélos.

 

C’est cette tragédie qui marquera le passage du héros à l’âge adulte, devenant celui que la postérité connaît le mieux.  

 

On remercie l’éditrice Isabelle Marin d’avoir fait ce choix audacieux d’un texte érudit, prenant le contre-pied des  « chick lit », « bit lit » et autres niaiseries saturant les linéaires d'historiettes sans substance.

 

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