Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Baronne Samedi

Broutilles paraissant le crésudi

BOXE BOXE KÄFIG !

Publié le 22 Mars 2014 par Baronne Samedi in Art et spectacles, Danse

Si dans BOXE BOXE, la compagnie Käfig  est dans les cordes, ce sont  celles  du Quatuor Debussy  et  cette  rencontre improbable donne naissance à un spectacle jubilatoire.

Il ouvre sur un ring réduit, à la manière d’un castelet, d’où surgissent en se dandinant des gants de boxe rouges,  comme autant de marionnettes. L’effet est cocasse autant que fascinant.

BOXE BOXE KÄFIG !

Peu à peu l’espace s’étend,  ponctué de quelques  pans de ferronnerie mobiles, et les danseurs  font leur entrée, serrés de près par le Quatuor qui joue de sa présence autant que de sa musique.

Figures de hip-hop ou de break se mêlent à la gestuelle de la boxe voire de la lutte, à la manière d’une capoeira. Les chorégraphies s’enchaînent avec précision, c’est tonique mais aussi poétique et drôle, lors de saynètes en pantomime clownesque ou en ballet élastique avec des punching-balls. 

Il n’y a aucun temps mort, seulement des changements de rythme porteurs d’émerveillement. 

BOXE BOXE KÄFIG !

Les diverses tenues en noir et gris soulignent les mouvements et rendent encore plus toniques les gants et accessoires rouge, pour un effet visuel qui n’est pas sans rappeler les acrobaties de cirque.

Les solos alternés donnent la mesure des talents.  La femme  est délicieuse dans un numéro de  Galatée moderne et  les hommes  athlétiques à souhait, dont un désossé dont la fluidité des bras feraient pâlir d’envie la Pavlova.

Le  Quatuor Debussy, comme son nom ne l’indique pas, interprète avec brio des partitions très variées, de Schubert à Phil Glass, en passant par Ravel et Glenn Miller, sans oublier une utilisation créative des instruments  pour des séquences de bruitage.

Le spectacle est passé comme un rêve, et même si le rappel était généreux, je serais volontiers restée pour une heure de plus... (*)

 

 

(*) surtout que les gars étaient sacrément bien balancés

BOXE BOXE KÄFIG !
Commenter cet article